BODY { FONT-SIZE: 11px; FONT-FAMILY: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; BACKGROUND-COLOR: #ffffff } DIV#ps { COLOR: #666666 }
Dunia SENDWEEmail : dunia@sendwe.beBlog : cdfafrique.afrikblog.comFaceBook : Dunia SENDWE
Cliquer sur l'image pour voir la vidéo
Par Barack Obama, président élu des Etats Unis. "Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est encore vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, la réponse lui est donnée ce soir.
C'est la réponse dictée par les files d'attente devant les écoles et les églises, d'une ampleur que le pays n'a jamais connue, par les personnes qui ont attendu trois à quatre heures, la plupart pour la première fois de leur vie, parce qu'elles croyaient que ce moment devait être différent, et que leur voix pouvait être cette différence.
C'est la réponse que donnent jeunes et vieux, riches et pauvres, démocrates et républicains, Noirs, Blancs, Latinos, Asiatiques, Indiens, gays, hétéros, handicapés et non handicapés– des Américains qui ont signifié au monde que nous n'avons jamais été un assemblage d'Etats rouges et bleus, mais que nous serons toujours les Etats-Unis d'Amérique.
Cette réponse conduit ceux qui ont été décrits comme des personnes pétries de cynisme, qui craignaient et qui doutaient de ce que nous pouvions faire, à diriger le cours de l'histoire vers l'espoir de jours meilleurs. Il a fallu longtemps. Mais ce soir, grâce à ce que nous avons accompli aujourd'hui et pendant cette élection, en ce moment historique, le changement est arrivé en Amérique.
Je viens juste de recevoir un appel courtois du Sénateur McCain. Il a mené une dure et longue bataille, d'autant plus dure et longue qu'il adore ce pays. Il a enduré des sacrifices pour l'Amérique que la plupart d'entre nous ne peut même pas imaginer. Nos vies ont été améliorées grâce aux services rendus par ce dirigeant courageux et désintéressé . Je le félicite lui et le Gouverneur Palin pour ce qu'ils ont accompli, et je suis impatient de travailler avec eux pour renouveler ce pays dans les mois à venir.
Je voudrais remercier mon partenaire dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec son coeur et qui a parlé pour les hommes et les femmes avec qui il a grandi dans les rues de Scranton, et avec qui il a pris le train pour rentrer dans le Delaware, le Vice-président des Etats-Unis, Joe Biden.
Je ne serais jamais là ce soir sans le soutien indéfectible de celle qui est ma meilleure amie depuis les seize dernières années, le pilier de notre famille et l'amour de ma vie, la prochaine Première dame de notre nation : Michelle Obama. Sasha et Malia, je vous aime et vous avez gagné un nouveau chiot qui viendra avec nous à la Maison Blanche. Et même si elle n'est plus avec nous, je sais que ma grand-mère est présente, tout comme la famille qui a fait de moi ce que je suis. Ils me manquent ce soir et je sais que ma dette envers eux est incommensurable.
A mon directeur de campagne David Plouffe, à mon conseiller en stratégie David Axelrod, et à la meilleure équipe jamais réunie dans l'histoire de la politique – vous avez fait en sorte que cela arrive et je vous suis redevable pour toujours des sacrifices que vous avez concédés pour y arriver.
Mais avant tout, je n'oublierai jamais que cette victoire vous appartient. Je n'étais pas le candidat le plus évident pour ce poste. Nous n'avons pas commencé avec beaucoup d'argent ni avec beaucoup d'appuis. Notre campagne n'a pas éclos dans les halls de Washington – elle a commencé dans les arrière-cours de DesMoines, dans les salons de Concorde et sur les porches de Charleston.
Cette campagne a été menée par des travailleurs et des travailleuses qui ont pioché dans le peu d'économies qu'ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars pour cette cause. Elle a gagné en force grâce aux jeunes qui ont rejeté le mythe de l'apathie de leur génération, qui ont quitté leurs maisons et leurs familles pour des emplois qui leur offraient peu d'argent et peu de sommeil, grâce aux personnes pas si jeunes qui ont défié le froid et la chaleur pour frapper aux portes de parfaits inconnus, grâce aux millions d'Américains volontaires qui se sont organisés et qui ont prouvé que plus de deux siècles plus tard , le gouvernement pour le peuple et par le peuple n'a pas péri. C'est votre victoire.
Je sais que vous ne l'avez pas fait juste pour gagner une élection.
Vous l'avez fait car vous comprenez l'immensité de la tâche qui nous attend. Parce qu'à l'heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence - deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle. En ce moment même, nous savons qu'il y a de courageux Américains qui se réveillent dans les déserts d' Irak et dans les montagnes d'Afghanistan pour risquer leurs vies pour nous. Il y a des pères et des mères qui passent des nuits blanches après avoir couché leurs enfants et qui se demandent comment ils pourront payer leur emprunt, les honoraires du médecin, ou comment ils pourront économiser assez pour les études. Il y a une nouvelle énergie à exploiter et de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, de nouvelles menaces auxquelles il faudra faire face et des alliances à reconstruire.
La route sera longue. Le chemin sera escarpé. Nous n'atteindrons peut-être pas notre but en un an ou même en un mandat, mais il n'y a jamais eu autant d'espoir que ce soir, et le peuple américain y arrivera. Il y aura des revers et des faux départs. Nombreux sont ceux qui ne seront pas d'accord avec chaque décision que je prendrai en tant que président et nous savons que le gouvernement ne peut résoudre tous les problèmes. Mais je serai toujours honnête avec vous quant aux défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, particulièrement lorsque nous serons en désaccord. Et par-dessus tout, je vous demanderai de me rejoindre pour reconstruire cette nation de la seule manière possible en Amérique depuis 221 ans : bloc par bloc, brique par brique, avec nos mains calleuses.
Ce qui a commencé il y a 21 mois dans les profondeurs de l'hiver ne doit pas s'achever durant cette nuit d'automne. Cette seule victoire n'est pas ce que nous cherchons – c'est notre seule opportunité pour créer ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous retournons en arrière. Cela ne pourra pas arriver sans vous.
Alors faisons appel à un nouvel esprit de patriotisme, de service et de responsabilité où chacun d'entre nous s'attèlera à travailler dur et à s'occuper non seulement de sa personne, mais aussi des autres. Rappelons nous que si cette crise financière nous a bien appris une chose, c'est que Wall Street ne peux pas s'enrichir pendant que d'autres souffrent – dans ce pays, nous nous élevons et nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple.
Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, mesquin et immature qui a empoisonné notre vie politique pendant si longtemps. Rappelons-nous qu'il y avait un homme de cet Etat qui a d'abord porté les couleurs du Parti républicain à la Maison Blanche - un parti fondé sur les valeurs d'indépendance, de liberté individuelle, et d'unité nationale. Ce sont des valeurs que nous partageons et tandis que le Parti démocrate a remporté une grande victoire ce soir, nous y sommes parvenus grâce à une bonne dose d'humilité et de détermination pour mettre fin aux divisions qui ont retardé notre progrès. Comme Lincoln le disait à une nation bien plus divisée que la nôtre : "Nous ne sommes pas ennemis, mais amis… La colère a affaibli nos liens d'affection, mais elle ne doit pas les rompre". A tous ces Américains dont je n'ai pas encore le soutien, je n'ai peut-être pas remporté votre vote, mais je vous entends, j'ai besoin de votre aide, et je serai également votre président.
Et à tous ceux qui nous regardent par delà nos côtes, depuis des parlements et des palaces, à ceux qui sont rassemblés autour de radios dans les coins perdus de notre monde – nos histoires sont particulières, mais notre destin est partagé et l'aube d'une nouvelle direction américaine est à portée de main. A ceux qui veulent démolir ce monde : nous vous vaincrons. Et à ceux qui se demandent si le phare de l'Amérique brille toujours, ce soir nous vous prouvons une fois encore que la force de notre nation ne vient pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse, mais du pouvoirs de nos idées: la démocratie, la liberté, l'opportunité et l' espoir inflexible. C'est là qu'est le vraie génie de l'Amérique et c'est pour cela que le pays peut changer. Notre Union peut être parfaite. Et ce que nous avons déjà accompli nous donne l'espoir nécessaire pour ce que nous avons à accomplir demain.
Cette élection est faite de plusieurs histoires qui seront racontées durant des générations. Ce soir, je pense à cette femme qui a voté à Atlanta. Elle ressemble beaucoup aux millions d'autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection à un point près - Ann Nixon Cooper a 106 ans. Elle est d'une génération née juste après l'esclavage. A une époque où quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons : parce que c'était une femme et à cause de la couleur de sa peau. Et ce soir je pense à tout ce qu'elle a vu à travers le siècle aux Etats-Unis – la douleur et l'espoir, la lutte et le progrès, les moments où on nous disait que nous n'y pouvions rien, et les personnes qui ont persévéré avec ce crédo : Oui nous le pouvons.
Un homme a touché la lune, un mur est tombé à Berlin, il y a eu un lien entre la science et l'imagination. Et cette année, lors de cette élection, elle a touché du doigt un écran et a voté, parce qu'après 106 ans en Amérique, après les meilleurs moments et les heures les plus noires, elle sait que l'Amérique peut changer. Oui nous pouvons.
Amérique, nous sommes allés si loin. Nous avons vu tant de choses. Mais il y a encore tant à faire. Alors ce soir demandons-nous – si nos enfants devaient vivre le siècle prochain, si mes filles étaient assez chanceuses pour vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quels changements verraient-elles ? Quels progrès aurons nous accompli ?
Nous avons l'opportunité de répondre à cette question. C'est notre moment. Le temps est venu de remettre les personnes au travail et d'ouvrir les portes de l'opportunité pour nos enfants, de rétablir la prospérité et d'encourager la paix, de se réapproprier le rêve américain et de réaffirmer la vérité fondamentale : nous ne sommes qu'un, tandis que nous respirons, nous espérons et quand nous ferons face au cynisme, au doute et à ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce crédo intemporel qui résume l'esprit du peuple : Oui nous pouvons.
Merci, Dieu vous bénisse, Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique."
Dunia SENDWEemail : dunia@sendwe.beblog : cdfafrique.afrikblog.com
Merci à tous pour votre soutien durant cette très longue campagne
Soirée GRATUITE de soutien à Barack OBAMAProjection en Direct sur Écran Géant Animations diverses gratuites
Mardi 4 novembre 2008De 22h00 à l'aube
ESPACE MATONGÉ78, chaussée de Wavre à 1050 BruxellesMétro : Porte de NamurBus : 71 - 54
Apportez Boissons & NourritureVenez Nombreux / Max 500 personnesBonne Ambiance et Bonne Humeur
Programme : Nous attendrons les résultats de l'Élection Présidentielle Américaine en Direct sur Écran Géant. La Soirée est entièrement GRATUITE ! Apportez vos Boissons et Nourriture
FAITES SUIVRE LE MESSAGE SVP, NOUS VOUS REMERCIONS D'AVANCE
Organisatrices : Sylvie MAYENGA et Dunia SENDWE
AFP - Samedi 7 juin, 18h40 - Source
La sénatrice démocrate de New York Hillary Clinton a apporté samedi son "plein soutien" à son ex-rival Barack Obama et suspendu sa campagne pour la présidentielle américaine.
Prochaines échéances
25 - 28 août 2008 : Convention démocrate à Denver dans le Colorado4 novembre 2008 : Élection Présidentielle américaine5 décembre 2008 : Proclamation officielle des résultats par le collège électoral20 janvier 2009 : Entrée en fonction du 44ème président des États-Unis
Comment aider le Sénateur Barack OBAMA à atteindre la Maison Blanche ?
1 - Parlez de Barack OBAMA à vos connaissances américaines 2 - Si vous êtes citoyen ou résident américain, faites une donation3 - Si vous êtes citoyen américain, votez pour lui !
Vice-Présidence
Sondage :Pensez-vous que Barack OBAMA devrait accepter la candidature d'Hillary CLINTON à ce poste ?
Pages les + lues :
Dernières nouvellesRésultats DémocratesSondages
Dossier Barack OBAMAQui est Barack OBAMA ?
Comité de soutien EuropéenBarack OBAMA for PresidentGroupe Europe for ObamaBlog du ComitéDonationEmail : dunia@sendwe.be
AFP - Vendredi 6 juin, 01h42 - Source
Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a rendu un vibrant hommage jeudi à sa rivale malheureuse Hillary Clinton et affirmé que les démocrates seraient unis.
Saint Paul, Minnesota | 4 juin 2008Photo: Reuters
Vidéo du discours en anglais
« Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite. Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s’est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine. Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d’indépendance lors d’une convention qui siégea à Philadelphie jusqu’au printemps 1787. Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l’esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu’à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l’achever. Bien sûr, la réponse à la question de l’esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l’idéal de l’égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps. Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s’engagent —en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques—, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps. C’est l’une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne —continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère. J’ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l’histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants. Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J’ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe. J’ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J’ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles. J’ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays. C’est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c’est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l’idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu’un. Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité. Bien que l’on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs. Cela ne veut pas dire que l'appartenance raciale n'a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m’ont trouvé ou « trop noir » ou « pas assez noir ». Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns. Et pourtant ce n’est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division. D’un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d’acheter à bon marché la réconciliation raciale. D’un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu’il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus. J’ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains. Est-ce que je savais qu’il pouvait à l’occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M’est-il arrivé de l’entendre dire des choses contestables quand j’étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j’en suis sûr beaucoup d’entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager. Mais les déclarations à l’origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n’étaient pas que l’indignation d’un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties. Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays —une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l'accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l'Islam radical. Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous. Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j’adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d’abord pourquoi m’être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d’église ? J’avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j’aurais réagi de même. Mais le fait est que ce n’est pas tout ce que je sais de cet homme. L’homme que j’ai rencontré il y a plus de vingt ans est l’homme qui m’a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir. Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d’une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l’œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d’études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida. Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l’église de la Trinity: « L'assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu'aux chevrons (...). Et dans ces simples notes — espoir ! — j’entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l'intérieur des milliers d'églises réparties dans cette ville, je vis l'histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d’os desséchés d’Ezékiel. Ces histoires —de survie, de liberté, d’espoir— devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l’histoire d’un peuple jusqu'aux générations futures et jusque dans un monde plus grand. Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n'avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir - et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire. » Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d’églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l’étudiant modèle et le voyou repenti. Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu L'église contient toute la tendresse et la cruauté, l’intelligence l’extrême et l’ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés qui sont la somme de l’expérience noire en Amérique. Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants. Jamais dans mes conversations avec lui ne l’ai-je entendu parler d’un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions — le bon et le mauvais— de la communauté qu’il sert sans se ménager depuis tant d’années. Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m’avouait sa peur des noirs qu’elle croisait dans la rue et que, plus d'une fois, j’ai entendu faire des remarques racistes qui m'ont répugné. Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l’Amérique, ce pays que j’aime. D'aucuns verront ici une tentative de justifier ou d’excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu’il n’en est rien. Je suppose qu’il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n'était, en espérant que toute l’affaire sera vite oubliée. Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu’un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l’ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l’accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial. Mais je crois que ce pays, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l'Amérique —en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité. Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n’avons jamais vraiment explorés — une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire. Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n'arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l'assurance maladie, l'éducation ou la création d'emplois pour chaque Américain. Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l’a écrit William Faulkner : « Le passé n’est pas mort et enterré. En fait il n’est même pas passé. » Nul besoin ici de réciter l’histoire des injustices raciales dans ce pays Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d’aujourd’hui, c’est qu’elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l'héritage brutal de l'esclavage et de Jim Crow. La ségrégation à l’école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n’a changé et la qualité inférieure de l’éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d’aujourd’hui. La légalisation de la discrimination —des noirs qu’on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d'accéder a la propriété, des crédits que l’on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n'avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l’administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n’ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures. Cette histoire explique l’écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d’aujourd’hui. Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires —un problème que la politique d’aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs —des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter. C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d’autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites. Ce qui est extraordinaire, ce n’est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre. Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés – ceux qui ont été vaincus, d’une façon ou d’une autre, par la discrimination. L’expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde. Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l’humiliation de la précarité et de la peur n’a pas disparu, pas plus que la colère et l’amertume de ces années. Cette colère ne s’exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence. Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l’église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d’entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c’est à l’office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente. Cette colère n’est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable. Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu’elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu’à creuser le fossé d’incompréhension qui existe entre les deux races. Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l’impression d’avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale. Leur expérience est l’expérience de l’immigrant —dans leur cas, ils n’ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée. Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s’évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s’en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens. Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l’autre bout de la ville, quand on leur dit qu’un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d’une injustice qu’ils n’ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps. Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s’exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération. C’est la colère envers la politique d’assistance de l’Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l’insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours. Tout comme la colère noire s’est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l’étranglement de la classe moyenne —une culture d’entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés. Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d’inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu’elle peut avoir des causes légitimes —voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l’on n'arrive pas à se comprendre. Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne. Mais j’ai affirmé ma conviction profonde—une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain—qu’en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu’en fait nous n’avons plus le choix si nous voulons continuer d’avancer dans la voie d’une union plus parfaite. Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d’exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications –meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois—aux aspirations de tous les Américains, qu’il s’agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l’échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l'immigrant qui s’efforce de nourrir sa famille. Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie — en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu’ils peuvent être maîtres de leur destinée. L’ironie, c’est que cette notion si fondamentalement américaine –et, oui, conservatrice—de l’effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n’a pas compris, c’est qu’on ne peut pas chercher à s’aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer. L’erreur profonde du Rev. Wright n’est pas d’avoir parlé du racisme dans notre société. C’est d’en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays —un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d'hispaniques et d'asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux—était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons – ce que nous avons vu—c’est que l’Amérique peut changer. C’est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l’espoir —l’audace d’espérer —pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain. Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n’est pas le produit de l’imagination des noirs ; que l’héritage de la discrimination —et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus. Non seulement par les mots, mais par les actes —en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s'en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes. Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains. En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent —que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l'esprit de ce projet. Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs —comme pendant le procès d’O.J. Simpson —, sous un angle tragique – comme nous l’avons fait après Katrina – ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d’Hillary comme preuve qu’elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique. Oui, nous pouvons faire cela. Mais dans ce cas, je vous garantis qu’aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera. C’est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : « Cette fois, non ». Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens. Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l’Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu’ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois. Cette fois nous voulons parler des files d’attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d’hispaniques qui n’ont pas d’assurance santé, qui ne peuvent seuls s’attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous. Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession. Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n’est pas que quelqu’un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c’est que l’entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit. Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d’une guerre qui n’aurait jamais dû être autorisée et qui n’aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d’eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit. Je ne me présenterais pas à l’élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c'est ce que veut l'immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu’elle pouvait se parfaire. Et aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d’espoir est la génération à venir —ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l’Histoire. Il y a une histoire que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui, une histoire que j’ai eu l’honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta. Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d’Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s’est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là. Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu’elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c’est là qu’Ashley s’est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman. Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c’était d’acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu’elle aimait par-dessus tout, c’était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c'était ce qu’il y avait de moins cher. C'est ce qu’elle a mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu’elle s’était engagée dans la campagne pour aider les milliers d’autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents. Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu’un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c’était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n’est pas ce qu’elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l’injustice. Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s'est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c’est le tour de ce vieillard noir qui n’a encore rien dit. Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l’assurance maladie ni de l’économie. Il ne parle ni d’éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu’il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : « Je suis ici à cause d’Ashley. » « Je suis ici à cause d’Ashley ». A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n’en n’ont pas et une éducation à nos enfants. Mais c’est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l’ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c’est par là que commence le travail de perfection. » Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon Ammon & Rousseau Translations, New York
Sondage : Pensez-vous que Barack OBAMA devrait accepter la candidature d'Hillary CLINTON à ce poste ?
Exprimez votre opinion
Biographie du prochain président des USA
Dossier Barack OBAMAQui est Barack OBAMA ?Qui est John EDWARDS ?
La fin de l'ère Clinton ?AFP - Mercredi 4 juin, 01h18 - Elle y aura cru jusqu'au bout mais c'est fini pour Hillary Clinton. Elle ne sera pas la candidate démocrate cette année.
Obama : il l'a fait !AFP - Mercredi 4 juin, 01h09 - Barack Obama est le candidat démocrate à la Maison Blanche. Le sénateur de l'Illinois, âgé de 46 ans, est le premier noir à porter les couleurs d 'un des deux grands partis politiques ...
Deux candidats, deux caractèresRécit : C. Dansette et C. Vanier
"Barack Obama a passé le seuil fatidique des 2118 délégués"Emmanuel Saint Martin, correspondant
"Hillary Clinton a fait un discours d'adieu"Emmanuel Saint Martin, correspondant
+ Infos
Barack OBAMA a gagné
- + de scrutins (33 contre 23 pour Hillary CLINTON)- + d'états (29 contre 20 pour Hillary CLINTON)- + de délégués (2114 contre 1913 pour Hillary CLINTON)- + de super délégués (350 contre 285 pour Hillary CLINTON)
Les candidats démocrates se partagent la victoire. Hillary CLINTON (55%) l'emporte dans le Dakota du Sud tandis que Barack OBAMA (58%) gagne dans le Montana. Barack OBAMA a atteint le nombre de délégués nécessaire à sa désignation. Le Sénateur de l'Illinois réalise un exploit historique : c'est la première fois qu'un candidat de couleurs remporte l'investiture d'un des 2 partis dominant la vie politique américaine. Au delà de toute considération raciale, Barack OBAMA a su convaincre le Peuple américain de la profondeur de son engagement politique.
Barack OBAMA : 30 états - 2154 délégués+ Démocrates à l'Étranger et GuamAlabama, Alaska, Columbia, Colorado, Connecticut, Delaware, Democrats Abroad, Georgia, Guam, Hawai, Idaho, Illinois, Iowa, Kansas, Louisiana, Maryland, Minnesota, Mississippi, Missouri, Nebraska, North Carolina, North Dakota, Oregon, South Carolina, Texas caucus, Utah, Vermont, Virginia, Virgin Islands, Washington, Wisconsin, Wyoming
Hillary CLINTON : 21 états - 1923 délégués
Arizona, Arkansas, California, Florida, Indiana, Kentucky, Massachusetts, Michigan, Nevada, New Hampshire, New Jersey, New Mexico, New York, Ohio, Oklahoma, Pennsylvania, Puerto Rico, Rhode Island, Tennessee, Texas, West Virginia
- + de scrutins (34 contre 20 pour Hillary CLINTON)- + d'états (30 contre 21 pour Hillary CLINTON)- + de délégués (2154 contre 1923 pour Hillary CLINTON)- + de super délégués (385 contre 281 pour Hillary CLINTON)
Le nombre de délégués à convaincre pour remporter l'investiture démocrate est de 2118.
- 25 - 28 août 2008 : Convention démocrate à Denver dans le Colorado- 4 novembre 2008 : Élection Présidentielle américaine- 5 décembre 2008 : Proclamation officielle des résultats par le collège électoral- 20 janvier 2009 : Entrée en fonction du 44ème président des États-Unis
Dernières nouvellesDavid AXELROD, artisan de la victoire de Barack OBAMA
Résultats DémocratesSondages
Utilisez Internet Explorer de préférence
Photo: AP/Chris CarlsonBarack Obam
Les deux candidats à l'investiture démocrate s'affrontent mardi pour une dernière fois dans les primaires prévues dans le Montana et le Dakota du Sud.
Même si Barack Obama est donné favori en raison de son avance, Hillary Clinton tient à aller jusqu'au bout de la course.
Au Montana, où 16 délégués sont en jeu, la primaire est ouverte à tous les électeurs quelle que soit leur affiliation politique, alors qu'au Dakota du Sud, doté de 15 délégués, seuls les électeurs enregistrés comme démocrates peuvent voter. M. Obama est le favori dans les deux États.
D'après un décompte effectué par CNN, Barack Obama mène la course avec 2076 délégués, dont 335 superdélégués, tandis qu'Hillary Clinton a récolté l'appui de 1917 délégués, dont 293 superdélégués.
Il faut le soutien de 2118 délégués pour remporter l'investiture démocrate. Il ne manque donc que 42 délégués pour M. Obama afin de gagner la course. Mais le nombre de délégués en jeu au Montana et au Dakota du Sud (31 au total) est insuffisant pour qu'il puisse atteindre le chiffre fatidique.
Plus que jamais, le sort de l'investiture démocrate est entre les mains des superdélégués qui vont se prononcer à la convention démocrate prévue à Denver, du 25 au 28 août.
Que fera Hillary Clinton ?
Photo: AP/Elise AmendolaHillary Clinton en compagnie de sa fille et de son époux
Plusieurs superdélégués encore indécis attendent l'issue des dernières primaires pour choisir leur camp, mais beaucoup d'analystes estiment que les jeux sont déjà faits et s'attendent à ce que Mme Clinton annonce mardi soir son retrait.
Même si la candidate laisse planer encore le doute sur ses intentions, des signes viennent plaider en faveur de son retrait, comme la petite phrase lâchée par son époux. « Aujourd'hui pourrait être le dernier jour où je suis engagé dans une campagne de ce genre », a confié lundi l'ex-président Bill Clinton à des partisans de sa femme dans le Dakota du Sud.
Des médias rapportent aussi que des membres de l'équipe Clinton chargés de l'organisation de déplacements ont été invités à venir à New York mardi. Ils auraient été informés que leurs fonctions touchaient à leur fin.
Quoi qu'il en soit, la principale concernée ne lâche pas prise. Dans des entretiens accordés au Washington Post et au New York Times, elle a admis que M. Obama avait « un léger avantage » en nombre de délégués, mais a revendiqué une victoire au vote populaire selon des calculs contestés.
Lire la suite
DATES CRUCIALES
Pages les + lues :Dernières nouvellesRésultats DémocratesSondagesComité de soutien EuropéenBarack OBAMA for PresidentGroupe Europe for ObamaBlog du ComitéDonationEmail : dunia@sendwe.be
Barack Obama devrait ce soir se proclamer comme ayant franchi le seuil d'investiture. Des grands délégués dont James Clyburn devraient publier leur choix pro-Obama ce jour. Plus de 20 000 personnes sont attendues à sa réunion de ce soir dans le Minnesota.
Nous avions annoncé hier matin que l'équipe d'Obama était prête à organiser cette journée sur la base d'une consécration de victoire d'investiture.
Cette tendance se confirme de même que le doute qui s'empare d'Hillary Clinton quant à l'opportunité de continuer la bataille.
L'étape du doute serait même dépassée puisque des collaborateurs seraient convoqués aujourd'hui pour examiner la fin de leurs missions dans l'équipe d'Hillary Clinton ...Lire la suite
BILAN ÉLECTORAL DE BARACK OBAMA
Le nombre de délégués à convaincre pour remporter l'investiture démocrate est de 2118. Pour être désigné, Barack OBAMA doit obtenir le soutien de 42 délégués sur les 217 délégués (47) et super délégués (170) restants. Pour gagner, Hillary CLINTON devrait récolter 100% des délégués restants.
- + de scrutins (33 contre 23 pour Hillary CLINTON)- + d'états (29 contre 20 pour Hillary CLINTON)- + de délégués (2076 contre 1917 pour Hillary CLINTON)- + de super délégués (333 contre 287 pour Hillary CLINTON)
170 super délégués doivent encore se prononcer
Nouveau décompte
Le nombre de délégués à convaincre pour remporter l'investiture démocrate est de 2118. Pour être désigné, Barack OBAMA doit obtenir le soutien de 67 délégués sur les 277 délégués (110) et super délégués (167) restants.
- + de scrutins (33 contre 22 pour Hillary CLINTON)- + d'états (29 contre 19 pour Hillary CLINTON)- + de délégués (2051 contre 1877 pour Hillary CLINTON)- + de super délégués (320 contre 275 pour Hillary CLINTON)
Derniers scrutins démocrates
Pages les + lues :Des demi-déléguésDernières nouvellesRésultats DémocratesSondagesComité de soutien EuropéenBarack OBAMA for PresidentGroupe Europe for ObamaBlog du ComitéDonationEmail : dunia@sendwe.be
Pour voir la vidéo cliquer sur l'imageRéunion de WashingtonSource : Radio Canada
2118 délégués
Après la réunion des cadres du Parti démocrate samedi 31 mai 2008 à Washington, le nombre de délégués à convaincre pour remporter l'investiture démocrate est passé de 2025 à 2118.Michigan et Floride
Les cadres du Parti démocrate ont accédé à une des requêtes d'Hillary CLINTON : les résultats des scrutins de Floride et du Michigan seront comptabilisés. Dans le Michigan, Hillary CLINTON remporte 69 délégués contre 59 pour Barack OBAMA. En Floride, Hillary CLINTON obtient 105 délégués contre 67 pour Barack OBAMA
Remarque importante
Chacun des délégués de Floride et du Michigan ne comptera que pour 1/2 vote lors de la Convention démocrate de Denver planifiée fin août 2008.
Pour être désigné, Barack OBAMA doit obtenir le soutien de 67 délégués sur les 277 délégués (110) et super délégués (167) restants.
Barack OBAMA : 29 états - 2051 délégués+ Démocrates à l'Étranger et GuamAlabama, Alaska, Columbia, Colorado, Connecticut, Delaware, Democrats Abroad, Georgia, Guam, Hawai, Idaho, Illinois, Iowa, Kansas, Louisiana, Maryland, Minnesota, Mississippi, Missouri, Nebraska, North Carolina, North Dakota, Oregon, South Carolina, Texas caucus, Utah, Vermont, Virginia, Virgin Islands, Washington, Wisconsin, Wyoming
Hillary CLINTON : 19 états - 1877 délégués
Arizona, Arkansas, California, Florida, Indiana, Kentucky, Massachusetts, Michigan, Nevada, New Hampshire, New Jersey, New Mexico, New York, Ohio, Oklahoma, Pennsylvania, Rhode Island, Tennessee, Texas, West Virginia
Dernières échéances démocrates
Dimanche 1er Juin : Puerto Rico (63 délégués)Mardi 3 Juin : Montana (24 délégués) et South Dakota (23 délégués)
Résultats Puerto RicoDes demi-déléguésDernières nouvellesRésultats DémocratesSondages
International / Présidentielles américainesMise à jour le samedi 31 mai 2008 à 22 h 09
C'est à la demande et sous la pression de la candidate Hillary Clinton que des cadres du Parti démocrate se sont réunis à Washington, samedi, pour décider du sort des délégués de la Floride et du Michigan.
Après de longues heures de débat, ces responsables de l'application des règles du parti ont rejeté une motion qui aurait permis aux délégués de la Floride de siéger à la convention nationale, avec un droit de vote entier. Il s'agissait d'un important revers pour la candidate Hillary Clinton, qui a remporté la primaire de cet État populeux du sud des États-Unis, tout comme celle du Michigan.
Les cadres ont par la suite approuvé des motions successives, proposées par le camp du sénateur Barack Obama, permettant aux délégués de la Floride et du Michigan de prendre part à la convention démocrate de la fin août prochain, à Denver au Colorado. Toutefois, ces délégués ne disposeront chacun que de la moitié d'un vote pour choisir le candidat démocrate à l'élection présidentielle de novembre prochain.
L'équipe d'Hillary Clinton a immédiatement fait savoir qu'elle « se réservait le droit de faire appel » de cette décision
Les instances nationales du parti en avaient cependant invalidé les résultats, car les deux primaires avaient été organisées avant la date prévue par le règlement. Une guerre de procédures, dont la conclusion est survenue samedi, avait ainsi été déclenchée.
Pour l'instant, l'autre candidat démocrate à la présidence américaine, le sénateur Barack Obama, devancerait sa rivale de 200 délégués. Il serait à moins de 100 délégués du nombre requis pour remporter l'investiture démocrate, selon plusieurs sources.
En vertu du partage de samedi, Hillary Clinton obtiendra 69 délégués au Michigan, contre 59 pour Barack Obama. En Floride, ce seront 105 délégués qui s'ajouteront à la récolte de la sénatrice de New York, tandis que le sénateur de l'Illinois en aura 67. Rappelons que chacun de ces délégués ne comptera que pour un demi-vote.
Toutefois, rapporte CNN, le nombre de délégués nécessaires pour remporter l'investiture démocrate est passé à 2118, plutôt que 2025 précédemment, à la suite des derniers développements
Dimanche, une élection primaire se déroulera à Porto Rico. Les deux dernières consultations sont prévues pour mardi dans le Montana et le Dakota du Sud.
Suite de l'article | Source
Pour justifier son maintien dans la course à l'investiture à la Maison Blanche, l'ex-première dame a fait une allusion à l'assassinat de Robert Kennedy. Une référence maladroite qui a provoqué vendredi la stupeur et la colère du camp de son rival Barack Obama.
"Mon mari (Bill Clinton) n'était pas assuré d'obtenir l'investiture en 1992 jusqu'à ce qu'il remporte la primaire de Californie vers la mi-juin n'est-ce pas? On se rappelle tous de l'assassinat de Bobby Kennedy en juin en Californie", a dit Mme Clinton au cours d'une discussion avec les journalistes du Sioux Falls Argues Leader, un journal du Dakota du Sud.
Robert Kennedy, le frère du président également tombé sous des balles, a été assassiné le 5 juin 1968, alors qu'il briguait l'investiture démocrate.
Suite de l'article | Source RTL TVI
Disco ObamaFeat Kanye West, Jay Z, ...